Vous cherchez des mots qui riment en -un ? Cette page recense l'ensemble des rimes possibles pour le son [œ̃] en français, qu'il soit orthographié -un (un, brun, commun), -um (parfum, jeûn), ou -ain/-ein dans certains accents où la distinction [ɛ̃] / [œ̃] s'est effacée. Le son [œ̃] est l'une des voyelles nasales du français, en recul dans de nombreuses régions mais vivante dans l'écriture poétique et en chanson.
En versification française, le débat sur la rime en -un est ancien : dans la poésie classique, [ɛ̃] (fin, main, bien) et [œ̃] (un, brun, commun) constituaient deux rimes distinctes. Dans la pratique contemporaine — slam, rap, chanson — la distinction tend à s'effacer au profit d'un seul groupe de rimes nasales. Cette page traite d'abord les rimes strictes en [œ̃], puis signale les extensions possibles.
Dans la poésie classique, [ɛ̃] et [œ̃] ne rimaient pas ensemble. Dans la chanson, le slam et le rap contemporains, la distinction a pratiquement disparu en France métropolitaine (elle subsiste davantage en Belgique, en Suisse et au Québec). Les mots suivants sont donc couramment associés aux rimes en -un dans l'écriture moderne.
La rime en -un est moins prolifique que d'autres rimes nasales mais présente un fort pouvoir d'évocation. Parfum est sans doute le mot le plus chargé affectivement du groupe — il revient régulièrement dans la chanson française romantique. Commun et chacun portent une dimension philosophique ou sociale immédiatement accessible. Brun est l'un des rares adjectifs de couleur à disposer d'une rime nasale, ce qui lui confère une place particulière en poésie descriptive.
Associations productives :
Pour la chanson : parfum / commun / chacun / brun forment un quatuor classique de la variété française. Leur force réside dans la simplicité phonique — le son [œ̃] est doux, fermé, légèrement mélancolique — et dans la richesse sémantique des mots disponibles.
Pour le slam et le rap : l'élargissement au groupe [ɛ̃] multiplie les possibilités. Les mots en -ain, -in, -ein deviennent des rimes valides, ce qui ouvre sur un vocabulaire immense : demain, chemin, destin, matin, voisin, jardin, main, train...
Attention à lundi : lundi se prononce [lœ̃di] — la nasale est bien [œ̃] mais elle n'est pas en position finale absolue. En fin de vers, lundi ne rime pas avec un / brun / commun car la syllabe finale est -di, pas -un. Ce mot ne peut être utilisé qu'en rime interne ou dans un vers où la coupe tombe après la nasale.
Oui — parfum se prononce [paʁfœ̃], avec la même voyelle nasale [œ̃] que un, brun, commun. La rime est parfaite. C'est l'un des mots les plus fréquents de ce groupe en chanson française, précisément parce qu'il est à la fois court, évocateur et rare en fin de vers.
En français normatif, non — un se prononce [œ̃] et fin se prononce [fɛ̃], deux voyelles nasales distinctes. En pratique contemporaine, la distinction s'efface chez une grande majorité de locuteurs français métropolitains, qui prononcent les deux avec [ɛ̃]. En slam et en rap, les deux mots riment sans réserve. En poésie classique ou dans un contexte académique, ils constituent des rimes différentes.
Le groupe est relativement restreint : un, chacun, aucun, quelqu'un, l'un, brun, commun, importun, opportun, inopportun, tribun, parfum, jeun (à jeun), et quelques noms propres comme Verdun, Melun. C'est l'une des rimes les plus rares du français, ce qui la rend précieuse et recherchée dans l'écriture versifiée.
Non — pas en rime de fin de vers. Dans lundi, la nasale [œ̃] n'est pas en syllabe finale : le mot se termine sur -di [di]. La rime de fin de vers s'établit sur la dernière syllabe accentuée, soit -di. Lundi rime donc avec midi, ici, merci, vie, plie — pas avec un ou brun.
Non — Neptune se termine en -une [yn], voyelle orale, pas nasale. La rime serait approximative et considérée comme fautive en versification stricte. En écriture libre ou en slam, certains auteurs l'acceptent comme rime visuelle ou approximative, mais l'effet sonore est imparfait.
→ Voir aussi : Rimes en -ain | Rimes en -in | Rimes en -um
